Enfin!

Il aura fallu un virus sans encore d'arme vaccinale contre lui, le Coronavirus, pour que l'on se décide à utiliser le vaccin dont on dispose depuis longtemps pour se protéger contre d'autres virus dangereux, ceux de la grippe.

Le 13 octobre dernier au matin, jour de mise sur le marché du vaccin anti-grippal, il y avait la queue devant ma pharmacie. Majoritairement des retraités tenant en main le papier de l'Assurance Maladie donnant droit à une vaccination gratuite pour les plus de 65 ans.Je rappelle ce que je disais dans un précédent billet: l'an dernier, seuls 51% de cette tranche d'âge avaient voulu en bénéficier. Je me prends à espérer que le rapport s'inverse et que la trouille de la maladie soit plus forte que la trouille du vaccin. Ce qui ne serait que bon sens.

Cette même semaine, j'avais la visite de la diététicienne, charmante jeune femme, envoyée par mon prestataire de services. Mon dossier médical ne méritant que quelques minutes, le temps de remplir un petit questionnaire et de cocher quelques cases, elle me demande si je compte me faire vacciner contre la grippe. Je lui réponds que c'est fait et lui retourne la question. "Cette année je l'envisage. D'habitude je ne le fais pas mais avec le Covid..." Je ne lui ai pas épargné mon couplet sur l'obligation morale des soignants de se protéger pour protéger leurs patients fragiles, Covid ou pas Covid.

Pour une fois, l'état semble avoir anticipé le mouvement en commandant quelques millions supplémentaires de doses de vaccin ainti-grippal. Espérons qu'il n'y aura pas pénurie de ce côté-là!

Ajouter un commentaire